Le saviez-vous ?

  1. Les greffes esthétiques (cicatrices, barbe, moustache)
  2. Ce que révèlent vos cheveux
  3. Les 10 mythes sur les cheveux

 

L’analyse du cheveux retrace dans le temps, la consommation d’alcool ou de stupéfiants.

Dans le cadre de la restitution du permis de conduire, l’Allemagne et l’Italie utilisent depuis plusieurs années l’analyse des cheveux, pour distinguer les consommateurs de stupéfiants et les personnes sevrées.

Actuellement en France, pour la restitution du permis de conduire, suite à une suspension pour conduite sous l’emprise des stupéfiants, des résultats d’une analyse de sang ou d’urine doivent être présentés lors de la visite médicale.
Les limites de ces examens sont bien connues : une absence de stupéfiants dans le sang indique que le conducteur n’a pas utilisé des stupéfiants dans les 24 heures précédentes, tandis qu’ une absence de stupéfiants dans les urines témoigne que le conducteur n’a pas consommé dans les 2 à 4 derniers jours de la cocaïne, des amphétamines, des opiacés ou même du cannabis si c’est un consommateur occasionnel.

 

C’est seulement l’analyse des cheveux qui permet d’attester qu’un conducteur n’a pas consommé des stupéfiants depuis le moment de la suspension de son permis de conduire, par exemple.
Une analyse d’urine caractérise un usage ponctuel, alors que les cheveux témoignent d’une consommation répétée.
Aux Etats-Unis, en Allemagne ou en France, l’expertise toxicologiques à partir des cheveux est reconnue par les tribunaux.

En effet les cheveux en croissance incorporent les substances présentes dans le sang et la sueur et constituent donc un véritable calendrier rétrospectif de la consommation d’alcool ou de stupéfiants. Les cheveux poussent d’1 cm par mois et leur analyse, cm par cm, retrace l’histoire de la consommation dans le temps : l’étude du cheveu situé le plus près de la racine reflète l’exposition la plus récente, alors que l’étude du cheveu vers la pointe témoigne de l’exposition la plus ancienne.

 

Cette analyse dans les cheveux est reconnue par la justice, c’est une méthode non invasive, il suffit d’obtenir une mèche de cheveux, qui peut être conservée à température ambiante, la mesure est cumulative et le risque de faux positifs est théoriquement nul.
Une mèche de 80 cheveux ( taille d’un crayon à papier) est prélevée au niveau du vertex, coupée, le plus près possible du cuir chevelu, au ciseau ( et non arrachée). Elle est conservée dans une enveloppe ou un tube sec, à température ambiante.

Tout traitement des cheveux, décoloration, permanente, lissage, baisse les concentrations des molécules incorporées. Dans ces cas là, d’autres poils peuvent être prélevés (axillaire, pubien, thoraciques).

 

Dans les cheveux, les substances mères sont présentes à dose plus élevées que celles de leurs métabolites, alors que dans les urines, les métabolites sont présents à dose plus élevées que la substance mère.
Dans les cheveux on peut donc faire la différence entre 2 substances qui auraient les mêmes métabolites.
Avant d’être analysé, les cheveux prélevés sont décontaminés par lavage puisque les substances fumées ( cannabis, crack, héroïne) peuvent se déposer par voie passive chez une personne qui n’a pas consommé de drogues.

 

Marqueurs pour les stupéfiants dans les cheveux

C’est un Test Elisa qui est utilisé pour réaliser ces dosages des opiacés-cocaine, amphétamines, cannabis
Seuils de positivité recommandés par la Society of hair testing

Heroïne : 0,2 ng/mg de 6-acétylmorphine
Cocaïne : 0,5 ng/mg de cocaine
Amphétamine, MDMA : 0,2 ng/mg pour chaque composé
Cannabis : 0,1 ng/mg de THC
0,2 pg/mg de THC-COOH

 

Marqueur de l’alcool dans les cheveux

On peut également doser un marqueur de l’éthanol dans les cheveux :
l’éthyl glucuronide présent au delà de 30 pg/mg dans les cheveux témoigne d’une consommation excessive d’alcool, en particulier pour une quantité supérieure à 60 gr par jour.
Contrairement aux marqueurs sanguins classiques, VGM et GammaGT, l’éthyl glucuronide est très spécifique de l’alcool et n’est pas influencé par la prise de médicaments.
Ces tests peuvent être utilisés pour mettre en évidence une consommation excessive d’alcool mais pas une abstinence ou une consommation modérée
Sécurité routière : l’analyse des cheveux est prévue dans le code de la route

 

L’analyse des cheveux est prévue par le décret n 2003-293 du 31mars 2003 relatif à la sécurité routière.

Article 221-3 du Code de la route
« -Le préfet soumet à des analyses ou à des examens médicaux, cliniques et biologiques, notamment salivaires et capillaires :
1° Tout conducteur ou accompagnateur d’un élève conducteur auquel est imputable l’une des infractions prévues par les articles L. 234-1, L. 234-8, L. 235-1 et L. 235-3 ;… »
c’est à dire conduite sous l’emprise de l’alcool ou des stupéfiants.
L’analyse segmentaire des cheveux présente des avantages par rapport aux analyses traditionnelles : analyses urinaires pour les stupéfiants, tests sanguins classiques pour l’alcool Cette analyse est un outil important pour la justice, les médecins, pour suivre l’évolution d’une toxicomanie.

 

Les 10 mythes sur les cheveux

Voici quelques explications qui font toute la lumière sur nos fibres capillaires!

 

Mythe 1: Nos cheveux pousseront plus vite et plus vigoureux si on les coupe souvent

Réalité: Les cheveux ne poussent pas par la pointe, mais par la racine. Pour en augmenter la vigueur et stimuler la pousse, mieux vaut utiliser des produits appropriés. Toutefois, en éliminant les pointes fourchues, on les empêche de se dédoubler et de casser, ce qui donne souvent l’impression que la chevelure stagne à la même longueur. Selon les spécialistes, les cheveux traités chimiquement (permanentes, défrisages, couleurs à répétition, etc.) devraient être coupés plus souvent, idéalement tous les mois ou aux deux mois. Si on veut les laisser pousser, on peut attendre jusqu’à quatre mois, mais il est important de les hydrater en utilisant un shampooing doux et un revitalisant, et en appliquant un masque une fois par semaine.

 

Mythe 2: Lors du lavage, on doit bien frotter le cuir chevelu pour déloger toutes les impuretés

Réalité: Délicatesse est le mot d’ordre! En astiquant le cuir chevelu, on risque de fragiliser les racines et d’entraîner une surproduction de sébum. À déconseiller, donc, surtout si on a les cheveux gras. Des massages effectués avec douceur contribuent par contre à stimuler la repousse et à oxygéner le cuir chevelu. Pour qu’ils soient bénéfiques, on effectue de petits mouvements circulaires du bout des doigts en pressant doucement.

 

Mythe 3: Les meilleurs shampooings sont ceux qui moussent abondamment

Réalité: Les shampooings d’aujourd’hui ne sont plus ce qu’ils étaient, et la quantité de mousse produite n’est ni un gage de qualité ni un signe que le shampooing est trop abrasif. D’ailleurs, bon nombre de produits sont enrichis d’agents émollients ou hydratants, qui compensent pour les effets desséchants du lavage. Ils peuvent constituer un bon choix. On peut également se tourner vers les shampooings à usage fréquent, qui nous assurent un lavage en douceur. Si nos cheveux sont colorés, on opte pour des produits spécialement conçus à cet effet, qui traitent avec délicatesse les cheveux fragilisés et sont plus hydratants que les shampooings réguliers. Selon les experts, la façon de se laver les cheveux est également importante. On rince abondamment pour éviter que des résidus n’irritent et ne ternissent la chevelure, et on termine à l’eau fraîche pour lui assurer un maximum de brillance.

 

Mythe 4: Un bon masque est plus efficace pour traiter les cheveux ternes qu’un changement de régime alimentaire

Réalité: Les vitamines et minéraux contenus dans les shampooings et autres produits traitants ont un effet superficiel sur les cheveux. Pour les traiter en profondeur et à long terme, il est préférable d’agir de l’intérieur en misant sur une alimentation saine, équilibrée et pauvre en graisses saturées. Ces dernières favorisent en effet la formation de toxines qui nuisent à la circulation du sang au niveau du cuir chevelu et favorisent les pellicules et les démangeaisons. À privilégier dans notre assiette: le fer (boeuf, persil, moules, etc.), qui oxygène les racines, les vitamines B5 et H (céréales complètes, légumes verts, pain complet), qui participent au renouvellement des cellules capillaires, ainsi que les protéines (viandes, légumineuses, noix, etc.), le zinc (coquillages, jaune d’oeuf, lentilles, etc.) et le soufre (soja, crevettes, riz brun, etc.), qui contribuent à la synthèse de la kératine, la principale composante des cheveux. Bien dormir, se détendre, faire du sport et arrêter de fumer sont également des gages d’une chevelure en santé.

 

Mythe 5: Ma mère a eu les cheveux blancs très tôt; il en sera de même pour moi

Réalité: Le blanchiment des cheveux est imputable en partie à l’hérédité, et peut provenir de la mère ou du père. Toutefois, le stress, une mauvaise hygiène de vie ou un choc nerveux peuvent aussi détruire la mélanine qui colore les cheveux. Il est inutile d’arracher nos cheveux blancs, qui repousseront toujours blancs, mais on peut les colorer. Si on en a beaucoup, on opte pour les teintures permanentes, qui ont un grand pouvoir couvrant. S’ils sont peu nombreux, les mèches et les teintures semi-permanentes nous conviennent aussi. On les aime naturels? On utilise des produits spécifiquement conçus pour les cheveux blancs, qui leur assureront une belle brillance tout en les empêchant de jaunir.

 

Mythe 6: On ne doit pas mettre de revitalisant si on a les cheveux gras

Réalité: Les cheveux gras sont le résultat d’une sécrétion anormale de sébum, qui engorge le cuir chevelu et rend les racines capillaires grasses. Dans la mesure où nous lavons régulièrement nos cheveux, le sébum n’a pas le temps de se rendre jusqu’aux pointes. Par conséquent, les tiges ont besoin d’hydratation. Peu importe la nature de nos cheveux, le soin réparateur est indispensable pour restaurer les écailles protectrices et protéger les cheveux des agressions extérieures. Si on a les cheveux gras, on peut appliquer une petite quantité de revitalisant sur les longueurs en évitant le cuir chevelu et traiter au moyen d’un masque anti-séborrhéique.

 

Mythe 7: Les cheveux perdus ne repoussent pas

Réalité: Sauf si on est affectée par la calvitie, ce qui est plutôt rare chez la femme et survient habituellement après la ménopause, les cheveux qui tombent repoussent environ 25 fois et leur durée de vie varie entre 4 et 7 ans (comparativement à 2 à 4 ans chez l’homme). Les cheveux croissent de façon régulière, puis meurent et tombent pour être remplacés par d’autres. Des agressions répétées, une mauvaise alimentation, la maladie et le stress peuvent toutefois mettre en péril le cycle capillaire, d’où l’importance de prendre soin de notre chevelure et d’avoir une bonne hygiène de vie.

 

Mythe 8: On devrait s’inquiéter si on perd plus de 20 cheveux par jour

Réalité: La chute naturelle des cheveux varie d’une personne à une autre. Certaines en perdent une vingtaine par jour, d’autres jusqu’à 60. Tant que les cheveux sont remplacés à un rythme équivalent, il n’y a pas de raison de s’inquiéter. Il peut arriver que la chute soit plus importante. Cela survient souvent aux changements de saison, alors que nos batteries sont à plat, ou à la suite d’un changement hormonal (par exemple, après une grossesse) ou d’un grand stress. Si la densité de notre chevelure diminue sur une période de plus de trois mois, mieux vaut consulter notre médecin ou un dermatologue, qui pourra faire un diagnostic et nous guider vers les soins appropriés.

 

Mythe 9: Les 100 coups de brosse préconisés par nos grands-mères sont bénéfiques pour les cheveux

Réalité: Cela pouvait être vrai à l’époque où les cheveux étaient constamment coiffés en chignon, où les lavages étaient moins fréquents et les traitements revitalisants, quasi inexistants. Le brossage contribuait à oxygéner le cuir chevelu et à répartir le sébum sur toute la tige du cheveu. Aujourd’hui, avec des lavages plus fréquents, un brossage aussi intensif irriterait le cuir chevelu et favoriserait l’électricité statique. Sans compter qu’on multiplierait ainsi les occasions de les casser.

 

Mythe 10: Les shampooings colorants sont moins nocifs pour les cheveux que les teintures

Réalité: Tout produit qui a le pouvoir d’altérer la couleur des cheveux contient du peroxyde ou un ingrédient équivalent. Appliqué sur toute la chevelure et sur le cuir chevelu, le shampooing colorant est plus nocif qu’une teinture qu’on appliquerait uniquement sur les repousses. De plus, les agents moussants contenus dans ces produits augmentent leur agressivité. Avec le temps, les écailles qui recouvrent la tige capillaire s’ouvrent et la couleur tient de moins en moins bien, ce qui nous oblige à répéter l’opération plus souvent. On entre ainsi dans un cercle vicieux où les tiges et le cuir chevelu sont de plus en plus irrités. Si on tient à colorer nos cheveux, on adopte des produits de soin adaptés.

 

Greffe de cheveux